Publié le 20 mai 2022

Indicateurs Urssaf à fin avril 2022

Baromètre économique n°140

En avril 2022, le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) est quasiment stable (+ 0,3 %), après la légère diminution de 0,6 % observée en mars 2022 et la hausse de 3,7 % enregistrée au mois de février 2022, progressant ainsi de 3,4 % sur trois mois.

L’évolution est de + 40,4 % sur un an et de + 8,9 % par rapport à février 2020, dernier point avant la crise.

L’évolution des déclarations d’embauche enregistrée en avril 2022 résulte de la conjugaison de la diminution des embauches en CDD de plus d’un mois (- 1,3 %) et de l’augmentation de celles en CDI (+ 1,9 %). Sur trois mois, les premières sont en hausse de 0,8 %, tandis que les secondes progressent de 6,0 %. Par rapport à février 2020, les évolutions sont respectivement de + 5,7 % et + 12,1 %.

Dans l’industrie, les déclarations d’embauche de plus d’un mois diminuent de 0,5 % en avril 2022, mais progressent de 2,2 % trois mois. Elles augmentent de 9,0 % par rapport à février 2020.

Au premier trimestre 2022, la masse salariale soumise à cotisations sociales (assiette déplafonnée) du secteur privé croît de 2,1 % (*) après une hausse de 1,4 % le trimestre précédent. Elle augmente de 11,0 % sur un an (après + 9,4 %) et se situe désormais 7,7 % au-dessus de son niveau du quatrième trimestre 2019.

En mars 2022, la masse salariale soumise à cotisations sociales du secteur privé augmente de 12,6 % sur un an. Cette hausse résulte en partie du niveau relativement bas de mars 2021, lié notamment au niveau du recours au chômage partiel (dont les indemnités ne sont pas soumises à cotisations sociales) dans le contexte des mesures de restrictions sanitaires. La part de l’assiette chômage partiel s’élève ainsi à 0,3 % en mars 2022, contre 3,1 % en mars 2021. Cette part, quasiment stable par rapport au mois précédent, est en repli tendanciel depuis avril 2021, où elle s’élevait à 3,9 %. Elle est presque revenue à son niveau d’avant la crise Covid (moins de 0,2 %) et freine désormais peu la masse salariale.

Sur le champ des entreprises de 10 salariés ou plus, la crise économique et les mesures de report des cotisations mises en place par les pouvoirs publics pèsent encore sur les taux d’impayés des cotisations, mais restent globalement orientés à la baisse. Leurs niveaux sont toujours significativement plus élevés que ceux d’avant la crise, mais s’améliorent depuis août 2021. Les taux à + 90 jours après l’échéance de paiement est en recul sur trois mois (- 0,40 pt), celui mesuré en fin de mois, davantage soumis aux aléas de gestion, est quasiment stable ce mois-ci (+ 0,02 pt). 

(*) estimation précoce

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