Publié le 20 avril 2022

Indicateurs Urssaf à fin mars 2022

Baromètre économique n°139

En mars 2022, le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) est quasiment stable (- 0,3 %), après la progression de 3,4 % en février 2022 et la baisse de 1,5 % enregistrée au mois de janvier 2022, soit une hausse de 1,5 % sur trois mois. L’évolution est de + 25,5 % sur un an et de + 8,9 % par rapport à février 2020, dernier point avant la crise.

L’évolution des déclarations d’embauche enregistrée en mars 2022 s’explique par la diminution des embauches en CDD de plus d’un mois (- 1,4 %) conjuguée à la hausse ce celles en CDI (+ 0,8 %). Sur trois mois, les premières sont en hausse de 0,7 %, tandis que les secondes progressent de 2,4 %. Par rapport à février 2020, les évolutions sont respecti­vement de + 7,8 % et + 10,1 %.

Dans l’industrie, les déclarations d’embauche de plus d’un mois progressent de 1,0 % en mars 2022 et de 1,9 % trois mois. Elles augmentent de 10,2 % par rapport à février 2020.

Au quatrième trimestre 2021, la masse salariale soumise à cotisations sociales (assiette déplafonnée) du secteur privé croît de 1,1 % après une hausse de 3,8 % le trimestre précédent. Elle augmente de 9,3 % sur un an (après + 6,8 %) et dépasse désormais de 5,2 % son niveau du quatrième trimestre 2019.

En février 2022, compte tenu du contexte de crise prévalant un an plus tôt, la masse salariale soumise à cotisations sociales du secteur privé augmente de 10,3 % sur un an, en lien notamment avec le niveau du recours au chômage partiel (dont les indemnités ne sont pas soumises à cotisations sociales) enregistré en février 2021 dans le contexte des mesures de restrictions sanitaires. La part de l’assiette chômage partiel s’élève ainsi à 0,5 % en février 2022, contre 3,2 % en février 2021. Cette part, quasiment stable par rapport au mois précédent, est en repli tendanciel depuis avril 2021, où elle s’élevait à 3,9 %. Elle se rapproche de son niveau d’avant la crise Covid (moins de 0,2 %) et freine désormais peu la masse salariale. Celle-ci est en février 2022 supérieure de 6,6 % à son niveau de février 2020.

Sur le champ des entreprises de 10 salariés ou plus, la crise économique et les mesures de report des cotisations mises en place par les pouvoirs publics pèsent encore sur les taux d’impayés des cotisations, mais restent globalement orientés à la baisse. Leurs niveaux sont toujours significativement plus élevés que ceux d’avant la crise, mais s’améliorent depuis août 2021. Les taux à + 30 et à + 90 jours après l’échéance de paiement sont en recul sur trois mois (- 0,24 pt et - 0,71 pt), tandis que celui mesuré en fin de mois, davantage soumis aux aléas de gestion, augmente légèrement (+ 0,14 pt) ce mois-ci.

Boite à outils

Télécharger la publication

Retrouvez les jeux de données et leur datavisualisation sur Open Urssaf

Accéder aux jeux de données

 

Accéder à la datavisualisation