Publié le 21 septembre 2022

Indicateurs Urssaf à fin août 2022

Baromètre économique n°144

En août 2022, le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) augmente de 6,0 %, après - 3,6 % au mois de juillet 2022 et - 1,9 % en juin 2022, portant à + 0,2 % l’évolution sur trois mois. Il dépasse ainsi de 6,5 % le niveau enregistré un an plus tôt et progresse de 13,3 % par rapport à février 2020, dernier point avant la crise.

La hausse des déclarations d’embauche enregistrée en août 2022 s’explique par les progressions des embauches en CDD de plus d’un mois (+ 5,4 %) et de celles en CDI (+ 6,5 %). Sur trois mois, les premières sont en légère hausse (+ 0,5 %), tandis que les secondes sont stables (- 0,1 %). Par rapport à février 2020, les évolutions sont respectivement de + 10,7 % et + 15,8 %. 

Dans l’industrie, les déclarations d’embauche de plus d’un mois sont en hausse de 3,9 % en août 2022 et de 6,8 % sur un an. Par rapport à février 2020, l’évolution est de + 11,2 %.  

Au deuxième trimestre 2022, la masse salariale soumise à cotisations sociales (assiette déplafonnée) du secteur privé croît de 1,5 % après une hausse de 2,2 % le trimestre précédent. Elle augmente de 10,8 % sur un an (après + 11,1 % au trimestre précédent) et dépasse désormais de 9,5 % son niveau du quatrième trimestre 2019.

En juillet 2022, la masse salariale soumise à cotisations sociales du secteur privé augmente de 7,0 % sur un an, après + 7,7 % en juin 2022. Cette hausse résulte en partie du niveau relativement bas de juillet 2021, lié notamment au niveau du recours au chômage partiel (dont les indemnités ne sont pas soumises à cotisations sociales) dans le contexte des mesures de restrictions sanitaires. La part de l’assiette chômage partiel s’élève ainsi à 0,2 % en juillet 2022, contre 0,9 % en juillet 2021. Cette part, quasiment stable par rapport au mois précédent, est en repli tendanciel depuis mai 2021 et est désormais quasiment revenue à son niveau d’avant la crise Covid (proche de 0,1 %) et ne freine quasiment plus la masse salariale.

Sur le champ des entreprises de 10 salariés ou plus, la crise économique et les mesures de report des cotisations mises en place par les pouvoirs publics pèsent encore sur les taux d’impayés des cotisations malgré les fortes baisses observées sur un an en lien avec la nette amélioration enregistrée au second semestre 2021 ; par exemple, le taux mesuré en fin de mois de l’échéance (1,27 %) diminue de 1,49 point sur un an mais dépasse encore d’environ 0,5 pt son niveau d’avant crise. Les taux d’impayés sont relativement stables depuis début 2022 en dépit des fluctuations de court terme.

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