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Publié le 28 juillet 2022

Les particuliers employeurs au premier trimestre 2022

Stat'UR n°347

Au premier trimestre 2022, la masse salariale de l’emploi à domicile est stable (- 0,1 %), après avoir diminué de 0,9 % au trimestre précédent. La baisse du volume horaire (- 0,7 % après - 2,4 %) est presque intégralement compensée par la progression du taux de salaire horaire moyen (+ 0,6% après + 1,6 %). 

Sur un an, la masse salariale nette de l’emploi à domicile reste en hausse (+ 1,6 % après + 2,9 %) malgré la diminution de 1,4 % du volume horaire. Par rapport au quatrième trimestre 2019, dernier point de référence avant la crise, la masse salariale de l’emploi à domicile progresse de 3,5 %, portée par la hausse de 5,8 % du taux de salaire horaire, le nombre d’heures déclarées baissant quant à lui de 2,2 %.

Sur le champ hors garde d’enfant, la masse salariale nette est stable (+ 0,1 % après - 0,7 %), tandis que le nombre d’heures diminue de 0,5 % (après - 2,4 %). Par rapport au dernier trimestre 2019, la masse salariale est en hausse de 4,8 %.

La masse salariale de la garde d’enfant à domicile reste en baisse sur le trimestre (- 2,1 % après - 1,7 %) et est inférieure de 5,8 % à son niveau d’avant-crise. 

La masse salariale nette déclarée par les employeurs d’assistantes maternelles reste stable (- 0,1 % après + 0,1 % aux deux précédents trimestres). Elle affiche une légère hausse de 0,4 % sur un an et une diminution de même ampleur par rapport au quatrième trimestre 2019.

Au total, la masse salariale versée par les particuliers employeurs stagne (- 0,1 % après - 0,5 %) sur le trimestre, portant à 1,1 % la progression sur un an et à 1,7 % la hausse par rapport au dernier trimestre 2019.

L’évolution de la masse salariale ne reflète pas tout à fait celle de la rémunération effective des salariés des particuliers employeurs. En effet, ces salariés ont pu bénéficier du dispositif d’activité partielle pour les heures non effectuées déployé durant la crise (cf. encadré 1). Essentiellement utilisé au premier semestre 2020 et ayant pris fin au 31 octobre 2021, ce dispositif n’a désormais que peu d’impact sur l’évolution de la masse salariale des particuliers employeurs : l’intégration du montant des indemnités d’activité partielle ne modifie pas le glissement trimestriel de la masse salariale (corrigée de ces indemnités) et porte le glissement annuel à + 1,0 % (contre + 1,1 % hors ces indemnités). 
 

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